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[MJ Only] Qiyas, les chefs d’oeuvre

par ArKaos


Présentation

Un des plus hauts degrés dans l’art, créer un chef d’œuvre permet de s’affirmer comme artiste. C’est un accomplissement personnel plus que public. En effet nombre de chefs d’œuvre sont restés dans l’ombre avant que soit révélé au public sa qualité extraordinaire (Éventuellement étape obligatoire dans la progression de Qiyas, entre deuxième et troisième cercle : la superposition et l’utilisation conjointe des matières, symboles et schèmes dans l’œuvre permettant une mise en abîme et de la l’évolution vers une utilisation plus intime, sur sa propre matière et en utilisant symboles et schèmes véhiculés par le Qiyasim).

Arrivé au sommet de la manipulation des symboles, simples puis complexes, le Qiyasim peut entreprendre la construction de chef d’œuvres. Pour pouvoir jongler avec les divers symboles et résonances qui vont s’entremêler, avoir atteint un niveau suffisant dans son second cercle de Qiyas est indispensable, afin de pouvoir manipuler aisément schèmes et symboles sans avoir peur de se perdre dans leurs évocations.

Le but du chef d’œuvre est de créer une œuvre où vont cohabiter les résonances de Qiyas. Ceux-ci, harmonisés par l’art du Qiyasim vont pouvoir dépasser les résonances qu’elles créeraient par simple juxtaposition. C’est une symphonie de résonances que doit créer l’artiste, ou une fausse note fera s’écrouler l’édifice entier.

Un long travail de préparation est donc indispensable, afin de préparer l’enchaînement des résonances, mais aussi de trouver quel art sera plus propice pour contenir l’harmonie nécessaire à la réalisation de ce chef d’œuvre.

Eléments constitutifs

Il convient de séparer plusieurs parties du chef d’œuvre :

- Les matériaux utilisés : c’est la base de l’œuvre, la matière sur laquelle on va travailler, quelle soit directe (support pour une toile, matière pour une sculpture) ou indirecte (type d’instrument de musique, lieu de représentation). Ces premiers éléments vont influencer sur le chef d’œuvre en ajoutant des résonances primaires, liées aux matériaux utilisés si on les distingue clairement.
- Les éléments représentés : c’est la partie « technique » de l’œuvre. C’est là que l’on va répertorier l’ensemble des figures insérées dans l’œuvres, qu’elles soient symboliques ou schématiques, ainsi que les résonances à insérer (et donc les voies à utiliser, ce qui va orienter la représentation de ces symboles).
- L’harmonie : c’est la trame, la toile de fond qui va servir à relier les différents éléments cités auparavant. C’est le thème de l’œuvre, jouant un rôle particulièrement important : sans harmonie, les résonances vont être discordantes. De plus le thème de l’œuvre va influencer sur les résonances, qui vont s’organiser autour de ce thème, différer légèrement pour s’adapter à cette harmonie. La même résonance, utilisé dans deux chefs d’œuvre différents peut avoir de subtiles variations et ne pas avoir exactement les mêmes effets.

Création du chef d’oeuvre

La création d’un chef d’œuvre en termes de règle consomme un (seul) « emplacement » destiné aux œuvres de second cercle. Et nécessite les étapes suivantes :

  • Etape de préparation

Essentiellement chez le joueur, à lui de déterminer quelle œuvre il veut réaliser. Les effets ne doivent pas être trop antinomiques pour pouvoir coexister.

En termes de règles, cette étape, une fois finie, est sanctionnée par un [*jet de Ka dominant+Art choisi modifié par Intelligent/Air*], dont le résultat est caché au joueur.
La difficulté est choisie par le Qiyasim, celle-ci servira à confronter le Qiyasim à la puissance de son œuvre. Le nombre total d’effets inclus dans un chef d’oeuvre ne dépend que de la difficulté choisie. La réussite de cette confrontation permettra de savoir si certains des effets seront inclus avec des ratés.

Difficulté choisie Nombre d’effets Ratés
Pas 2 1
Peu 3 2
Assez 4 2
Plutôt 6 3
Très 8 4

Si le jet d’opposition est réussi, l’intégralité des effets se combineront, sinon un certain nombre (colonne "ratés") seront trop abstraits chez le Qiyasim pour pouvoir être utilisés de façon normale. Ils seront présents toutefois, mais se retourneront contre le Qiyasim ou contre l’effet voulu pour le chef d’oeuvre (au MJ de décider).

En cas de [*coup d’éclat*], il n’y aura pas plus d’effets, ils seront juste plus faciles à dépeindre et à harmoniser (difficulté diminué d’un niveau pour les prochaines étapes).
En cas de [*maladresse*], c’est la conception du chef d’œuvre qui est brouillonne même si le Qiyasim ne s’en aperçoit pas. C’est au moment de l’utilisation de son chef d’œuvre qu’il s’en rendra compte, les différentes résonances ne s’agençant pas de la manière voulue. Ils se déclenchent tous en même temps, de la façon décrite dans « Al mugawir », sans s’adapter les uns aux autres.

  • Etape de conception

C’est à l’artiste contenu dans le Qiyasim de travailler maintenant, après avoir donné forme à son idée, il faut la matérialiser dans l’œuvre.
A chaque résonance il faut associer un Accord, à insérer dans l’œuvre. Chaque jet se fait de la même façon que pour un Accord utilisé seul. Néanmoins, un Accord mal fait (jet raté) influence sur toute l’œuvre et donne un malus cumulatif de 1 par jet raté pour tous les autres Accords à faire.

  • Etape d’harmonisation

C’est là que le Qiyasim va devoir transformer son œuvre de somme d’éléments à un ensemble cohérent guidé par une idée maîtresse.
Seul un rituel permet une telle manipulation d’œuvre magique. Néanmoins, celui-ci doit se faire dans le respect de l’art déployé. Un rituel qui prend Niveau de Difficulté jours doit être effectué par le Qiyasim sans interruption. A la fin de cette période, il doit réussir un jet de Ka dominant + rituel modifié par le niveau d’Art concerné contre une difficulté égale à la difficulté choisie pour la conception de l’œuvre.
Si ce jet réussit, non seulement l’œuvre sera achevée mais le Qiyasim peut modifier alors les effets afin qu’ils se complètent mieux, qu’ils s’intègrent mieux les uns aux autres (exemple : un effet créant une tornade et un effet créant du feu, harmonises, ça donne une belle tornade de feu)
Un [*coup d’Eclat*] implique une plus grande rapidité de réponse lors de la Résonance (1 tour), une [*Maladresse*] elle causerait une déformation de l’œuvre, qui lors de la Résonance, verrait ses effets se disperser sur les cibles présentes au hasard.







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